La vie Communale

La préhistoire

On mentionne traditionnellement le peulvan dit de la Pierre Levée, près des Foucheries et divers monuments mégalithiques sur le territoire de la commune. Ce sont des pierres superposées naturellement, sortes de stratification où l’on peut remarquer une courbe légère qui existe et se correspond dans les deux parties, hautes de 3 mètres, d’un diamètre de deux mètres. Dès 1855, Godard Faultrier les tenait pour douteuses. Desmazières les tient pour très problématiques, de même que le menhir du champ chiron, les pierres à bassins, cupules et rigoles constatées aux alentours. Cependant, le Dr Algier a cru reconnaître, dans un des champs de la ferme de La Gannerie, au milieu d’une enceinte mégalithique, un trépied formé de trois gros supports en granit bleu soutenant un bloc ayant la forme d’un cône tronqué et renversé. Il y voit un trépied de sorcière celte ou de druidesse, qui servait aux sacrifices, et sur lequel elles montaient pou prophétiser. Rien de moins sûr. Ce qui est établi, c’est qu’on a trouvé sur le territoire de la Commune deux haches de pierre polie en diorite (un est au musée de Cholet) et que les lieux dits Le Vas des Pierres, la Pierre Levée, le Grand et le Petit Chiron révèlent un habitat préhistorique. Il n’y a en revanche aucune trace gallo romaine.

Histoire religieuse

La paroisse relevait de l’abbaye de St-Jouin de Marnes. Elle existait au VIIème siècle et sans doute auparavant. Le Seigneur temporel en était d’abord le comte de Maulévrier, puis celui de La Séverie. Dans son testament du 11 janvier 1432, Pierre de Daillon et son épouse Christine élisent leur sépulture en l’église de St-Jean des Cerqueux, devant l’autel Notre Dame, où le père et la mère de Pierre étaient déjà enterrés, et ils font diverses fondations à l’église. La chapelle Notre Dame et Ste-Catherine de Daillon, à patronage laïc, reçut d’eux divers biens au bourg des Cerqueux. Louis de Daillon, en 1494, augmenta encore les fondations et fonda en outre deux messes en la chapelle Ste-Catherine. D’autres rentes enrichissaient le temporel de la cure. En 1751, Jeanne Baron, veuve de Philippe de la Haie Montbaut, transigea avec le curé Buffard pour la délimitation de certains biens Il faut noter que la paroisse était, à l’origine, du diocèse de Poitiers, en 1317 du diocèse de Maillezais, transféré en 1648 à La Rochelle. Mgr Etienne de Champflour, évêque de La Rochelle, visita la paroisse le 11 octobre 1707. Il constata que l’église, les autels, les vases sacrés et les ornements sacerdotaux étaient en bon état.

Le clergé pendant la révolution

Nommé le 8 août 1784, le curé Rabier fut déporté en Espagne et l’on ignore son sort. Le curé constitutionnel Duré fut installé en 1791. Le curé concordataire fut l’abbé Cerrillon.

La petite église

Sous l’impulsion de l’abbé Cesvet, qui se dérobait aux recherches, la paroisse des Cerqueux fut, sous l’Empire, un des foyers de la Petite Église. Tous les objets du culte avaient été mis à sa disposition. Et le prêtre concordataire était tenu à l’écart. Cesvet finit par être arrêté à Saint Aubin de Baubigné et interné à Ham, où il mourut le 28 août 1807. Il n’y a plus aux Cerqueux de fidèles de la Petite Église.

Histoire féodale

La terre formait une châtellenie avec château fort détruit dès le milieu du XIVème siècle et alors transférée à La Séverie. Elle appartint jusqu’en 1474 à la famille du nom et passa cette année-là à la famille du Puy du fou par mariage de Jeanne avec Jean du Puy du Fou. En 1637, Françoise du Puy du Fou épousa Hilaire de Laval et les seigneurs de Laval possédèrent la seigneurie durant quelque temps. A la fin du XVIIème siècle la terre de la Séverie appartenait à la famille de la Haie Montbault, elle passa au XVIIIème siècle à la famille Jameron. Le seigneur exerçait quelques droits féodaux (chansons, danses et baisers sur les nouvelles mariées à l’issue de la grand-messe de la paroisse) Les douves et quelques vestiges du Château de Daillon devenu simple ferme, subsistent au Nord du bourg, près du chemin conduisant à Somloire.

La révolution

La commune des Cerqueux fut peu touchée par la révolution. Elle faisait partie du district de Cholet et du canton de Maulévrier, en 1803 du canton de Cholet.